Serge Bilé : Johnny Hallyday

Johnny Hallyday

Serge Bilé, né le 26 juin 1960 à Agboville, est un journaliste franco-ivoirien. Il travaille à Martinique La Première. Il a assuré la présentation du journal télévisé de cette antenne de juillet 1994 à août 2019.

Il est titulaire d’un diplôme de l’école supérieure de journalisme de Lille (1988) et travaille comme journaliste pour France 3Fraternité MatinAfrica et TV5. . Étudiant à la fac de lettres, il a enseigné en 1990-1991 l’allemand à la maison d’arrêt de Poitiers. Après sa maîtrise, il devient en 1993 journaliste à RFO Paris, il passe de là à RFO Guyane, puis à RFO Martinique.

Écrivain et producteur-réalisateur, il est l’auteur d’essais et de documentaires sur le monde noir africain, antillais, et sud-américain. Il est également fondateur, en 1994, d’Akwaba, association interculturelle ivoirienne et martiniquaise qui a pour but de créer des liens entre les Africains et les Antillais.

En 1995, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire lui décerne le prix Ebony.

Passionné de musique, il a également écrit pour de nombreux artistes. Il est l’auteur de la chanson Nouveau monde, distinguée par la Sacem et enregistrée au profit de l’Unicef par une pléiade de célébrités.

En janvier 2005, dix ans apres le documentaire Noirs dans les camps nazis (1995), il publie l’essai Noirs dans les camps nazis. Le livre est très critiqué par trois historiens, Joël Kotek, Tal Bruttman et Odile Morisseau, qui en dénoncent les erreurs et l’absence de rigueur scientifique. Serge Bilé a répondu point par point à ces critiques dans un article intitulé « Noirs et déportés » paru dans le quotidien Le Monde. Il a en outre reçu le soutien public d’autres historiens tels que Elikia M’Bokolo et Lionel Richard. Le livre était en mars 2005 le candidat préféré pour le 11e prix Essai France Télévisions. Pendant la dernière délibération du jury des lecteurs, la responsable des prix à France Télévisions émet des doutes sur le livre, qui alors est rejeté pour le prix. L’affaire est portée au tribunal, et en juin 2007 France Télévisions est condamné pour avoir faussé sans la moindre preuve le déroulement de l’attribution du prix.

Son livre

Le journaliste et écrivain Serge Bilé, a choisi de parler de Johnny Hallyday, de ses concerts et de son contact avec l’Afrique sur une période allant de 1966 et 1971.

Décédé le 5 décembre 2017 à Marnes-la-Coquette à l’âge de 74 ans, Johnny Halliday reste toujours présent dans les cœurs de ses fans africains. Preuve qu’il a aussi marqué ce continent.

La fièvre yéyé en Afrique

Dans ce livre de 160 pages, Serge Bilé raconte des souvenirs de la déferlante yéyé dans les années 60 qui s’abat sur les grandes villes et capitales africaines : Dakar, Abidjan, Bamako, Brazzaville, Lomé, Ouagadougou, Conakry, Kinshasa, Yaoundé…

Il évoque le footballeur Basile Boli, le musicien Manu Katché, du journal salut les copains et de cette fièvre yéyé dans laquelle les jeunes africains se retrouvent à travers des chansons d’amour, des souvenirs d’adolescence et d’évasion.

Leur chef de file s’appelle Johnny Hallyday, il incarne un symbole de liberté.


Serge Bilé a vécu la « Johnny mania » avec sa mode vestimentaire : pattes d’éléphant (pantalons à jambes) pour les lycéens et mini jupes pour les filles comme en France, pour ressembler à Sylvie Vartan

Dans ce livre, l’auteur nous livre une série d’anecdotes et de témoignages inédits.

« Répète si tu as des couilles »

D’une anecdote croustillante, Serge Bilé en a fait le titre de son ouvrage.

L’histoire se déroule en Côte-d’Ivoire. Le chanteur doit participer à une émission de la télévision ivoirienne, présentée par mon père Marcel Bilé.

 

Il a été convenu avec la maison de disques, que l’artiste répondra à une interview avant l’interprétation d’une chanson sur le plateau. Seul hic, personne n’a prévenu le taulier. Johnny Hallyday accepte le principe de l’entretien, mais pas celui de chanter.

 

À son arrivée, le producteur tente de le raisonner mais rien n’y fait. Le ton monte, le producteur déplore une « attitude malhonnête » et le rocker explose : « Répète si t’as des couilles ! », hurle-t-il au producteur qui ne demande pas son reste…

Serge Bilé.

Johnny Hallyday  à Niamey

La femme que je souhaite dresser est féminine, élégante sans extravagance, attachée à porter des vêtements de qualité, active, curieuse, entreprenante et cultivée les personnes qui m’inspirent le plus, sont sans aucun doute Gabrielle Chanel, Audrey Hepburn et Karl Lagerfeld. 

Mademoiselle pour ce chic raffiné et simple, son caractère, sa force de vivre et son énorme potentiel de résilience, Mme Hepburn pour son élégance, sa grâce, son empathie, Karl pour sa personnalité, sa culture, son génie et sa très grande sensibilité. 

Les tissus que j’aime travailler sont la soie, elle est le textile le plus approprier pour la peinture et je peux ainsi exprimer toute ma créativité artistique, le lin, le tweed et le coton.

J’aime les paysages méditerranéens très certainement pour leur climat, la luminosité, l’odeurs des fleurs, des champs de lavandes, des agrumes, herbes aromatiques, Grasse et la maison Fragonard que je visite chaque année. Je me sens très attirés par Matisse, Renoir, Picasso…. 

La chanson « Noir c’est noir » taxée de raciste

À la fin des années 60, plus exactement le 17 octobre 1968, en Afrique du sud, Johnny Hallyday doit se passer de son percussionniste, parce qu’il était Noir. L’artiste aurait dû y voir un signe, car le soir, ébloui par la lumière d’un projecteur, il tombe dans la fosse et se fracture la cheville.

Johnny Hallyday sera interdit de concert par les autorités de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, à cause de la chanson, « Noir c’est noir », taxée de raciste. Sacrée erreur, puisque cette adaptation de Black is black de Los Bravos n’évoque en fait que déprime et désillusions…

►Serge Bilé nous fait voyager à travers 160 pages de son ouvrage paru aux éditions Kofiba.

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